Syndicat des Sophrologues Indépendant : défendre la profession et rassembler des valeurs
La sophrologie, c’est quoi ?
La sophrologie est une méthode d’accompagnement qui aide à mieux vivre le quotidien.
Elle associe la respiration, la détente, la concentration et la visualisation. Son objectif est simple : permettre à chacun de mieux se connaître, de retrouver un équilibre intérieur et de mobiliser ses ressources dans les moments importants de la vie.
La sophrologie aide à développer la confiance en soi, la concentration, l’adaptation et la gestion du stress.
Accessible et concrète, elle trouve aujourd’hui sa place dans de nombreux domaines : la vie personnelle, le travail, l’école, le sport ou les périodes de transition.
Et le sophrologue ?
Le sophrologue est un professionnel formé à cette méthode.
Il accompagne son client avec écoute, méthode et clarté. Son rôle est d’aider chacun à mieux percevoir ses capacités, à les renforcer et à les utiliser dans la vie de tous les jours.
Le sophrologue ne se substitue à aucun autre professionnel. Il intervient dans le champ de l’accompagnement au mieux-vivre, avec un cadre précis et des limites claires.
Une pratique qui répond à une attente croissante
Dans une société marquée par la recherche d’équilibre, de sens et de qualité de vie, la sophrologie prend une place de plus en plus visible.
Elle s’adresse à des publics variés : particuliers, salariés, étudiants, sportifs, seniors.
Mais malgré cet essor, le métier de sophrologue reste confronté à plusieurs défis : un cadre encore insuffisamment lisible, des formations de niveau inégal et une reconnaissance professionnelle qui demande à être consolidée.
Pourquoi le SSI ?
C’est pour répondre à ces enjeux qu’existe le Syndicat des Sophrologues Indépendants.
Le SSI agit pour défendre la profession, clarifier son cadre d’exercice, promouvoir des pratiques sérieuses et soutenir une vision exigeante, responsable et cohérente du métier.
Entretien avec Alain Giraud - Président du SSI et Co-fondateur de la CPPAS
"Structurer pour ne pas subir"
Question : Vous avez co-fondé la Chambre des Professions de la Prévention et de l’Accompagnement à la Santé (CPPAS). Pourquoi créer une nouvelle instance dans un paysage déjà fragmenté ?
Alain Giraud :
Justement parce qu’il est fragmenté.
Lorsque les voix se multiplient sans coordination, la profession devient inaudible. Or, dans le contexte actuel — développement massif des formations, augmentation du nombre de praticiens, vigilance accrue des institutions — l’absence de structuration devient un risque stratégique.
La CPPAS est née d’un constat : si nous ne clarifions pas nous-mêmes notre cadre d’exercice, d’autres le feront à notre place.
Question : Vous parlez de risque stratégique. Le risque de quoi ?
Alain Giraud :
Le risque de dilution, de perte de crédibilité et, à terme, de fragilisation économique pour les professionnels établis.
Une profession qui laisse prospérer les ambiguïtés — notamment sur son positionnement par rapport au champ médical — s’expose à des tensions institutionnelles et à une confusion préjudiciable. La sophrologie est une pratique d’accompagnement vers un mieux-vivre. Elle n’a pas vocation à se substituer aux professions réglementées.
Clarifier ce point n’est pas une concession : c’est une condition de maturité.
Question : En quoi la CPPAS change-t-elle la donne ?
Alain Giraud :
Elle crée un espace de concertation structuré entre acteurs responsables. Jusqu’ici, chacun agissait dans son périmètre. La CPPAS permet de dépasser les logiques de cloisonnement.
L’objectif est double :
- consolider un socle commun sur les critères professionnels et la déontologie,
- porter une parole claire dans le dialogue institutionnel.
C’est une démarche politique au sens noble : organiser la profession pour garantir son avenir
Question : Certains y voient une tentative de normalisation ou de contrôle.
Alain Giraud :
Il faut sortir de cette lecture défensive. Structurer, ce n’est pas contrôler, c’est protéger.
Protéger les sophrologues qui exercent de manière déclarée et responsable.
Protéger la crédibilité du métier.
Protéger le public par une information claire.
La liberté professionnelle n’est solide que lorsqu’elle repose sur un cadre assumé.
Question : Cette initiative s’inscrit-elle dans la continuité de votre engagement syndical ?
Alain Giraud :
Absolument. Depuis des années, je défends une ligne claire : indépendance, responsabilité et reconnaissance construite.
La reconnaissance ne se revendique pas par l’approximation ou l’inflation des discours. Elle se construit par la cohérence des pratiques et la capacité à dialoguer avec les institutions sans ambiguïté.
La CPPAS est un outil stratégique pour cette construction.
Question : Quelle est votre vision à moyen terme ?
Alain Giraud :
Faire émerger une profession plus lisible, plus structurée et plus crédible.
Nous devons sortir d’une logique d’addition d’initiatives individuelles pour entrer dans une logique de responsabilité collective. Si la sophrologie veut s’inscrire durablement dans le paysage des pratiques d’accompagnement, elle doit parler d’une voix claire lorsqu’il s’agit de son cadre d’exercice.
La Chambre des Professions de la Prévention et de l’Accompagnement à la Santé marque une étape. Elle ne clôt rien. Elle ouvre un cycle de structuration.
Le Syndicat des Sophrologues Indépendants (SSI)
Organisation syndicale militante engagée pour la structuration et la reconnaissance du métier
Le Syndicat des Sophrologues Indépendants (SSI) est l’organisation syndicale représentant exclusivement les sophrologues établis en exercice professionnel.
Indépendant de toute école et de tout courant de formation, le SSI fonde son action sur la réalité du terrain et sur les enjeux économiques, juridiques et institutionnels de la profession. Cette indépendance garantit une représentation centrée exclusivement sur l’exercice professionnel.
Une ligne stratégique : clarifier pour légitimer
La reconnaissance durable de la sophrologie repose sur une définition claire de son périmètre d’intervention.
La sophrologie constitue une pratique d’accompagnement vers un mieux-vivre, s’inscrivant dans une approche complémentaire. Elle ne relève pas du champ médical et ne se substitue à aucune profession réglementée.
Cette clarification participe à :
- La sécurisation de l’exercice professionnel,
- La prévention des dérives préjudiciables à l’ensemble du secteur,
- La consolidation de la crédibilité du métier auprès des institutions et partenaires.
Structurer pour protéger
Dans un contexte de développement rapide de l’offre de formation et d’augmentation du nombre de praticiens, la structuration professionnelle constitue un enjeu majeur.
Le SSI défend :
- Des critères professionnels identifiables,
- Une déontologie formalisée,
- La responsabilité individuelle des praticiens,
- Une communication transparente auprès du public.
La structuration du métier est une condition de reconnaissance et de stabilité.
Défendre les sophrologues établis
Le SSI représente les sophrologues exerçant de manière déclarée et responsable.
Son action vise à :
- Défendre leurs intérêts matériels et moraux,
- Sécuriser leur cadre d’activité,
- Renforcer leur lisibilité professionnelle,
- Contribuer à leur reconnaissance institutionnelle.
Le syndicat assure une vigilance constante face aux évolutions réglementaires susceptibles d’impacter l’exercice du métier.
Un interlocuteur institutionnel
Le SSI s’inscrit dans le dialogue avec les organismes professionnels et les instances représentatives afin de contribuer à une meilleure identification du métier.
Son action repose sur trois axes :
1 - Clarification du périmètre d’intervention du sophrologue,
2 - Sécurisation de l’exercice professionnel
3 - Reconnaissance fondée sur la responsabilité et la cohérence du cadre d’activité.La crédibilité de la sophrologie se construit par la cohérence des pratiques, la responsabilité des professionnels et l’indépendance syndicale.
C’est dans cette perspective que le Syndicat des Sophrologues Indépendants poursuit son engagement.

